Si on nous les donnait…

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Vous vous rappelez de l’effet, si vous y avez déjà mis les pieds pour un match. Vous parcouriez des couloirs de béton qui semblaient interminables à vos petites jambes, après la course en métro, et subitement, vous entriez dans le stade proprement dit. Les milliers de sièges, déjà occupés. La pelouse, et les joueurs qui s’entrainaient. Les premières manches, excitantes, et les dernières, pas mal plus longues, si vous aviez ma capacité d’attention.

Les Expos. Ces bons vieux Expos.

J’ai toujours trouvé le nom atroce, même si on en connait l’origine. Les Tigers, ça évoque quelque chose. Les Orioles aussi, même si ce n’est pas très viril. Les Expos? Bon, ouais, ok…

Ma mère m’y a emmené une demi-douzaine de fois, quand j’étais petit. C’était de grandes occasions, dont je chéris le souvenir, sans grand rapport avec le baseball, remarquez… C’était des moments privilégiés, et j’étais toujours énervé de prendre le métro, parce qu’on sortait rarement. Je venais de Longueuil. On ne peut être parfait.

Quand je vois les efforts déployés, ces jours-ci, pour ramener une équipe à Montréal, je suis un peu étonné. Je n’ai pas connu l’époque où ils ont failli aller en Série Mondiale. J’avais trois ans. J’ai connu l’année où ils menaient la ligue, avant le loch-out. Après ça, j’ai le souvenir très précis d’un stade qui se dépeuplait d’année en année, et d’articles soulignant l’assistance insignifiante aux matchs.

Comme la majorité de la population, en fait, je suis indifférent. Tant mieux s’ils réussissent, même si la facture du stade nous sera refilée. Je serais étonné, mais je souhaite le meilleur aux organisateurs. S’ils espèrent que des milliers de personnes paradent pour démontrer leur intérêt pour la chose, ils pourraient être étonnés, toutefois. Les gens se sentent rarement concernés quand ils n’ont pas leur mot à dire.

Comme dans The Field of dreams, s’ils le bâtissent, j’irai. Ce serait chouette, de prendre place dans les gradins avec un hot-dog, et de regarder la pratique au bâton et le stade se remplir. Le problème, c’est que je peux faire ça à Toronto, à Boston, à New York, sans aller flamber des centaines de millions sur un stade… Sans parler du prix de l’équipe.

Mais si on nous les donnait, alors là, je veux bien…

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